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Dépression : quand le soi se fige, et comment retrouver le mouvement


Le monde devient fade.
Le monde devient fade.



La dépression fait partie des troubles psychologiques les plus fréquents et les plus invalidants. Elle ne se résume pas à une simple tristesse passagère. Il s’agit d’un état durable, souvent installé sur plusieurs semaines — voire davantage — où la personne se sent profondément découragée, épuisée, « à plat ». Ce qui, dans la vie quotidienne, peut être une émotion normale (tristesse, découragement), devient ici envahissant par son intensité et sa persistance.


Peu à peu, le sentiment de soi lui-même se transforme. L’individu ne traverse plus seulement un état dépressif : il se vit comme dépressif. La capacité de rebond, cette résilience qui permet habituellement de faire face aux difficultés, semble disparaître. Parfois, cet état trouve son origine dans une perte, un échec ou une blessure qui ne parvient pas à cicatriser. Mais la dépression ne se limite pas à la tristesse : elle peut aussi s’accompagner d’agitation, de colère, d’anxiété, et d’un profond sentiment d’insécurité ou d’impuissance.


Une expérience aussi corporelle

La dépression n’est pas uniquement émotionnelle — elle est aussi profondément corporelle. Beaucoup de personnes décrivent une sensation de lourdeur, comme si chaque geste demandait un effort immense. Le corps devient pesant, ralenti, presque étranger. À un stade plus avancé, ce n’est même plus la douleur émotionnelle qui domine, mais une forme d’engourdissement : le monde perd ses couleurs, les émotions s’éteignent. Il ne s’agit plus seulement de se sentir mal — mais de ne presque plus rien sentir.


Approcher le cœur de la dépression

Dans une perspective humaniste et expérientielle, le travail thérapeutique consiste à accéder au noyau profond de la dépression : un sentiment de soi fragilisé, souvent chargé de honte et de peur. Ce cœur vulnérable est généralement évité, car trop douloureux. Pourtant, paradoxalement, c’est en y accédant que le changement devient possible.

On ne peut véritablement quitter un lieu intérieur sans y être pleinement entré.

En thérapie centrée sur les émotions, le processus consiste à accompagner la personne dans cette exploration, en lui permettant de ressentir, différencier et mettre en mots ce qu’elle vit. Ce travail ne se fait pas seul : la présence d’un thérapeute empathique joue un rôle fondamental. Elle permet de rompre l’isolement et d’apporter une première forme d’apaisement.


De la transformation à la réappropriation de soi

Au fil du processus, le thérapeute aide également la personne à retrouver ses ressources internes : ses besoins émotionnels profonds, ses élans vitaux, ses capacités d’adaptation. Lorsque ces dimensions émergent et entrent en contact avec les émotions douloureuses, un mouvement de transformation devient possible.

Accéder à ses émotions primaires — celles qui sont au plus proche de ses besoins — permet de retrouver une direction intérieure, une forme de cohérence et de vitalité. En parallèle, la réflexion sur ces expériences émotionnelles aide à construire de nouveaux sens, à modifier la manière dont la personne se perçoit elle-même.

Peu à peu, ce qui était figé peut se remettre en mouvement.


La dépression enferme, isole et appauvrit l’expérience de soi et du monde. Mais elle n’est pas une impasse. En étant accompagnée avec justesse et sensibilité, elle peut devenir un point de passage vers une compréhension plus profonde de soi, et vers une transformation durable.

 
 

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Contact

4, Impasse des Jardies

92190 Meudon

07 83 79 31 55
hp.psychologiehumaniste@gmail.com

ACCES
 

Ligne N : en moins de 20 minutes depuis la gare Montparnasse

Tram T2 : arrêt Meudon sur Seine 

Bus 169 : arrêt Stalingrad (depuis la station Pont de Sèvres - Métro 9)

Le cabinet se trouve dans un cadre serein au bout de l' Impasse des Jardies.

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